Les universités canadiennes s’unissent en tant qu’investisseurs contribuer à la lutte contre la crise climatique

L’initiative UNIE est un programme d’engagement d’entreprise efficace et persistant pour les fonds de dotation et les régimes de retraite universitaires qui met à profit leur pouvoir en tant qu’investisseurs institutionnels pour faire face de manière significative aux risques liés au changement climatique.

En partenariat avec SHARE, L’initiative UNIE collabore avec les entreprises comprises dans les portefeuilles d’investissement des universités participantes. Nos initiatives d’engagement se concentrent sur l’accélération de la transition vers une économie à faibles émissions de carbone dans des secteurs clés où le plaidoyer peut faire la plus grande différence, notamment ceux de la finance, du transport, de la fabrication ainsi que de l’énergie et des services publics.

« Ces universités font preuve de leadership dans la lutte contre la crise climatique. Agissant à titre d’investisseurs, les régimes de retraite et les fonds de dotation des universités canadiennes peuvent avoir une influence considérable sur le comportement des entreprises. Travailler ensemble au sein d’un seul programme amplifie la voix de chaque institution et permet d’utiliser leur pouvoir comme vecteur de changement. Nous invitons le reste de la communauté universitaire à se joindre à nous. »

– Kevin Thomas, chef de la direction, SHARE

Partenaires universitaires

Foire aux questions

Quelle est l’approche de l’initiative UNIE face au changement climatique ?

Au nom des membres de l’initiative UNIE, SHARE mobilisera des entreprises de plusieurs secteurs à :

  • Réduire les émissions conformément à l’Accord de Paris
  • Transférer les prêts et les dépenses en capital pour réduire les émissions financées
  • Mettre en œuvre des politiques et des pratiques responsables en matière de lobbying climatique
  • Intégrer le risque climatique dans la stratégie commerciale et la surveillance par le conseil d’administration
  • Travailler à une transition juste qui ne laisse pas tomber les travailleurs ou les communautés

Nous fixerons et communiquerons des objectifs spécifiques à l’entreprise au fil du temps et évaluerons les progrès réalisés par rapport à ceux-ci. Nous examinerons les progrès accomplis et réévaluerons nos priorités de mobilisation chaque année.

SHARE est-elle opposée au désinvestissement ?

Le désinvestissement est une décision légitime de l’investisseur, qu’il s’agisse d’une participation individuelle, d’une classe d’actifs, d’une région ou d’un secteur. Cependant, l’ampleur de la crise climatique est immense : elle ne se limite pas à un seul secteur de l’économie et aucun portefeuille d’investissement n’est à l’abri des effets du changement climatique. Il s’agit d’un « risque non couvert » et aucune stratégie d’investissement ne résoudra le problème à elle seule.

Qu’un fonds de dotation ou une caisse de retraite universitaire choisisse ou non de réduire ou d’éliminer son exposition aux producteurs de combustibles fossiles, l’activisme actionnarial joue un rôle important dans une réponse globale au changement climatique alignée sur l’Accord de Paris. L’engagement des actionnaires est une stratégie démontrée qui donne des résultats. L’engagement des investisseurs est une forme de pression que les propriétaires d’actifs peuvent exercer pour favoriser les changements que nous devons apporter à l’industrie.

Les entreprises de tous les secteurs de l’économie canadienne – pas seulement le secteur pétrolier et gazier – doivent réduire leurs émissions et œuvrer à la transition. Grâce à notre travail, nous mobilisons un large éventail d’entreprises qui sont de grandes émettrices à réduire les émissions réelles – pas seulement pour éliminer leur lien avec le portefeuille de l’université.

L’engagement ne permet-il pas aux entreprises de se tirer d’affaire ?

Notre engagement est axé sur des buts et des objectifs mesurables, pas seulement sur la discussion. Notre objectif est de réduire les émissions de GES et d’accélérer la transition du Canada vers une économie sobre en carbone. Des émissions réduites, des politiques climatiques significatives, des limites au lobbying négatif et la contribution à une transition juste sont les mesures du succès.

Nous rendons compte à nos participants des progrès (ou de l’absence de progrès) de la part de toutes les entreprises avec lesquelles nous nous engageons, et affinons notre approche d’engagement en conséquence.

Que faites-vous si une entreprise ne participe pas ou ne change jamais ?

Nous disposons de plusieurs outils pour aider une entreprise à changer, mais il peut encore y avoir des moments, certaines entreprises et certains problèmes où l’engagement des investisseurs ne donne pas de résultats.

C’est à SHARE de savoir si nous atteignons nos objectifs d’engagement. C’est aux membres d’UNIE de décider collectivement quand et où l’engagement doit se poursuivre, et en fin de compte, c’est aux décideurs de l’université de choisir de continuer ou non à détenir une entreprise spécifique dans le portefeuille.

Pourquoi l’UNIE se concentre-t-il uniquement sur le changement climatique ? Qu’en est-il des autres enjeux importants qui devraient concerner nos institutions comme le travail décent ou les droits des peuples autochtones et la réconciliation ?

SHARE a pour mission de promouvoir une économie durable, inclusive et productive. Cela signifie aborder simultanément les problèmes urgents de notre époque : la crise climatique ; les inégalités de richesse et de revenu, les droits de l’homme et la réconciliation avec les peuples autochtones.

Pour l’instant, le programme UNIE se concentre sur la crise climatique, mais nous reconnaissons qu’il existe des liens avec d’autres enjeux, et certaines universités travaillent également avec SHARE sur un programme d’engagement plus large. Tous les membres du RUEA sont invités à se joindre à notre programme d’engagement plus large à tout moment.

Auprès de quelles entreprises vous engagez-vous ?

Nous collaborons avec des entreprises de plusieurs secteurs de l’économie, car nous reconnaissons que pour se « décarboniser », les entreprises de l’ensemble de l’économie doivent réduire leurs émissions. Notre engagement au nom des clients de l’UNIE se fait auprès de sociétés cotées en bourse au Canada et partout en Amérique du Nord, qui sont détenues dans des portefeuilles universitaires participants.

Qui peut participer ?

Tout régime de retraite, fondation ou fonds de dotation universitaire canadien peut participer.

Comment allez-vous faire rapport au public ?

SHARE préparera régulièrement des analyses et des commentaires sur les activités d’engagement et les résultats qui aideront les intervenants du campus et de la communauté à suivre nos progrès.

Quel est le bilan de SHARE ?

SHARE rassemble un large éventail d’investisseurs institutionnels – régimes de retraite, fondations, fonds de dotations, organisations confessionnelles, gestionnaires d’actifs et autres – dans un programme commun destiné non seulement à bénéficier au portefeuille de chaque participant, mais également à construire une économie durable, inclusive et productive qui nous profite à tous.

SHARE a à son actif 20 ans de réalisations liées au changement climatique, aux droits de l’homme, au travail décent, aux droits autochtones, à la diversité, à l’équité et à l’inclusion, et à la gouvernance d’entreprise. Les entreprises avec lesquelles nous avons collaboré se sont fixé des objectifs climatiques ambitieux, ont quitté les associations commerciales toxiques qui font pression contre les réglementations environnementales, se sont engagées à mesurer les émissions financées et ont intégré la perspective du changement climatique dans leur stratégie commerciale.

SHARE a non seulement contribué à des changements au niveau de l’entreprise, mais nous réunissons également des investisseurs pour plaider en faveur de changements réglementaires et législatifs qui intègrent la conformité environnementale et sociale dans les règles régissant les marchés financiers et le comportement des entreprises, en plus d’avoir aidé d’innombrables institutions à repenser leur manière d’aborder l’investissement par nos activités de recherche et de consultation.